Points clés de l'article
- 47 pages d'offre GEO lues le 2026-08-28, sur le HTML servi : 18 agences françaises, 12 indépendants français, 9 éditeurs d'outils, 6 agences internationales, une place de marché de freelances et vydera.com
- 11 termes différents pour une seule discipline, 2,98 par page en moyenne, et 18 acteurs sur 47 en alignent quatre ou plus. Un douzième sigle, AIO, désigne tantôt la discipline, tantôt un moteur
- 36 acteurs sur 47 nomment au moins un artefact livrable, mais c'est presque toujours le même : 29 citent les données structurées, 8 llms.txt, 3 un brief de contenu, 2 un plan de redirection. Médiane : 2 artefacts par acteur
- La mesure est le seul terrain d'unanimité : 46 acteurs sur 47 nomment un moteur, 38 nomment à la fois un moteur, un indicateur et une fréquence. Médiane : 7 moteurs cités par acteur
- 7 acteurs sur 47 publient le prix de ce qu'ils vendent, et aucun ne s'engage sur une durée. Les 4 mentions de durée relevées par la détection disent toutes « sans engagement »
« Consultant GEO » est un intitulé qui n'existait pas il y a deux ans. Il se vend aujourd'hui à Paris, à Lyon et à New York, et le prospect qui l'achète ne sait pas ce qu'il y a dans la boîte.
Pour le savoir, on a lu les pages d'offre de 47 acteurs, le 2026-08-28 : 18 agences françaises, 12 indépendants français, 9 éditeurs d'outils, 6 agences internationales, une place de marché de freelances, et vydera.com, parce qu'il aurait été confortable de s'exempter de sa propre grille.
Le résultat tient en une phrase. Le marché emploie onze mots différents pour nommer une seule discipline, 29 acteurs sur 47 promettent le même artefact, 7 publient le prix de ce qu'ils vendent, et aucun ne s'engage sur une durée de mission.
Première surprise : « agence geo » n'est pas une requête de géomètre
Le plan de cet article portait un avertissement : la requête « agence geo » était probablement occupée par la géomatique et les géomètres-experts, donc à vérifier avant de la viser. La SERP dit le contraire.
Relevé du 2026-08-28, Google France, langue française, desktop : 19 résultats organiques sur « agence geo », dont zéro de géomatique. Quinze sont des pages de vente ou de contenu GEO au sens Generative Engine Optimization. Les quatre autres sont des annuaires, des classements d'agences et une vidéo, tous marketing. Sur « consultant geo », même relevé : 19 organiques, zéro géomatique.
Le reste de la page confirme. Un AI Overview occupe la première position sur « agence geo ». Les questions associées demandent « Quel est le tarif d'un audit GEO ? » et « Quelles sont les meilleures agences GEO ? ». Les recherches associées sont « Agence GEO Paris », « Agence GEO Lyon », « Meilleure agence GEO ». Le sens marketing de GEO a pris toute la SERP française sur ces deux requêtes.
Deux précisions, parce qu'une mesure qui ne dit pas ses trous n'est pas une mesure. Le contenu de cet AI Overview n'a pas été relevé : l'API le signale en position 1 mais le rend en différé, sans texte ni références. Et le volume de recherche de « agence geo » reste inconnu : l'outil rend une valeur vide sur ce mot-clé comme sur « prestation geo », donc aucun chiffre de volume ne sera écrit ici. Seul « consultant geo » est mesuré, à 210 recherches par mois, difficulté 0.
Comment les 47 pages ont été lues
La méthode compte autant que le résultat, parce qu'elle est reproductible.
- 26 acteurs viennent des deux SERP. Leur page mesurée est celle que Google classe, pas celle qu'on aurait choisie pour eux.
- 21 ont été ajoutés à la main : les agences françaises du panel de notre audit E-E-A-T, six agences internationales, neuf éditeurs d'outils. Pour ceux-là, la page d'offre est découverte depuis la page d'accueil, jamais devinée à partir d'une URL plausible.
- Les annuaires et les classements sont exclus, même bien classés : ils parlent du marché, ils ne vendent pas la prestation.
- L'unité de compte est l'acteur, jamais l'item. Compter les puces d'une page mesure sa mise en page, pas la clarté de son offre.
- Tout est lu sur le HTML servi, sans navigateur. Ce qui est injecté en JavaScript est invisible, et c'est la limite principale du relevé.
Chaque détection conserve 120 caractères de contexte brut, pour que le classement soit contestable pièce en main. C'est ce qui a permis la relecture des prix, plus bas, et elle a changé le chiffre.
Onze mots pour un seul métier
Onze termes distincts nomment la discipline sur ces 47 pages : GEO (42 acteurs), visibilité IA (38), AEO (16), AI SEO ou SEO IA (14), AI search ou recherche générative (9), référencement IA (7), LLMO (7), GSO (3), SEO ChatGPT (2), GAIO (1), SAIO (1).
La moyenne est de 2,98 termes par page. Un acteur n'emploie aucun terme, six n'en emploient qu'un, treize en emploient deux, neuf en emploient trois, et dix-huit sur 47 en alignent quatre ou plus. Passion Référencement, Promoovoir et Semrush en cumulent six chacun.
Un douzième sigle a été écarté du décompte après relecture à la main, et c'est le cas le plus instructif du relevé. AIO n'a pas le même référent selon la page : chez Otterly.AI (« Track ChatGPT, Perplexity & Google AIO ») et chez Terakeet (« monthly AIO mentions », glosé juste après en « brand mentions in AI Overviews ») il désigne AI Overviews, c'est-à-dire un moteur ; chez Semrush (« Enterprise AIO ») il désigne la discipline. Un sigle, deux référents, chez huit acteurs. Le compter aurait été additionner des choux et des carottes.
Cette inflation lexicale n'est pas un détail de vocabulaire. C'est la raison pour laquelle un directeur marketing qui compare trois devis compare trois mots différents sans savoir s'ils recouvrent la même chose. Nous avons posé les définitions dans notre article sur le référencement IA ; le marché, lui, n'a pas tranché.
Un acteur du panel, Primelis, ne porte aucun terme de la discipline sur la page lue. C'est aussi le seul dont aucune page d'offre GEO n'a été découverte depuis la page d'accueil : le relevé porte sur son accueil seul, et c'est à lire comme tel.
Ce que le marché dit livrer
Chaque acteur reçoit un barreau, le plus haut qu'il atteint sur sa zone de contenu. T3 : il nomme un artefact vérifiable à la livraison, un fichier, un format, un objet. T2 : il chiffre une quantité ou un délai sans nommer d'artefact. T1 : il ne nomme que des catégories d'activité, audit, stratégie, accompagnement. T0 : il ne promet qu'un résultat.
Le compte : 36 acteurs en T3, 2 en T2, 9 en T1, aucun en T0. Un titre paresseux s'arrêterait là et écrirait que trois quarts du marché sont précis. Ce serait faux, parce que le T3 est un plancher très bas : l'artefact nommé est presque toujours le même.
Les artefacts que le marché GEO nomme, par rang
47 acteurs lus · 9 artefacts distincts · ouvrez une ligne
1données structurées, schema.org29/47
Acteurs qui le nomment
SEO.frDityCyberCitéSLASHRAd's up ConsultingAgence SEO GEOWebloomStride-upBenjamin ThiersNatural NetPaul VengeonsMateerzDiopteraJulien GourdonKevin TsamoConsultant GEO ParisPassion RéférencementPromoovoirYann DubuissonConversion BoostersEskimozKeyweoSeoMixSingle GrainNoGoodOmniscient DigitalIgnite VisibilityAmsiveVydera2tableau de bord16/47
Acteurs qui le nomment
SLASHRAd's up ConsultingNatural NetDiopteraConsultant GEO ParisKeyweoSingle GrainNoGoodOmniscient DigitalIgnite VisibilityPeec AIOtterly.AIAhrefsWritesonicRankscaleVydera3fiche entité, knowledge graph12/47
Acteurs qui le nomment
SLASHRAgence SEO GEOStride-upJulien GourdonPassion RéférencementPromoovoirSingle GrainIgnite VisibilityAmsiveSemrushAhrefsVydera4llms.txt8/47
Acteurs qui le nomment
SEO.frNatural NetPromoovoirConversion BoostersSeoMixIgnite VisibilityAmsiveVydera5rapport livré8/47
Acteurs qui le nomment
SLASHRAd's up ConsultingAgence SEO GEOKevin TsamoKeyweoSingle GrainRankscaleVydera6export CSV, API8/47
Acteurs qui le nomment
SLASHRConsultant GEO ParisEskimozPeec AIOtterly.AIScrunch AIAhrefsWritesonic7sitemap.xml, robots.txt8/47
Acteurs qui le nomment
SLASHRAd's up ConsultingKevin TsamoConversion BoostersSeoMixAmsiveOtterly.AIVydera8brief de contenu3/47
Acteurs qui le nomment
Conversion BoostersOmniscient DigitalOtterly.AI9plan de redirection, arborescence2/47
Acteurs qui le nomment
Ad's up ConsultingJulien GourdonUn acteur est compté une fois par artefact, quel que soit le nombre d'occurrences. Médiane : 2 artefacts nommés par acteur. Relevé du 2026-08-28, sur le HTML servi, sans exécution de JavaScript.
29 acteurs sur 47 citent les données structurées ou schema.org. C'est le premier rang, et c'est un artefact que le SEO nomme depuis dix ans. Viennent ensuite le tableau de bord (16), la fiche entité ou le knowledge graph (12), puis un plateau à huit acteurs : llms.txt, un rapport livré, un export ou une API, sitemap.xml ou robots.txt. Tout en bas, le brief de contenu (3) et le plan de redirection ou l'arborescence (2).
La médiane est de 2 artefacts nommés par acteur. Autrement dit : la moitié du marché promet les données structurées, éventuellement un tableau de bord, et rien d'autre de vérifiable.
Deux honnêtetés sur ce classement. La frontière entre T1 et T3 se discute quand l'artefact apparaît dans une explication du fonctionnement des moteurs : Origine écrit « les IA valorisent l'implémentation de schemas FAQ », ce qui a été lu comme de la pédagogie et laisse l'acteur en T1, mais un lecteur peut lire l'inverse. Et la page lue n'est pas toujours la meilleure page de l'acteur : chez Terakeet, la découverte depuis l'accueil a retenu deux études de cas plutôt qu'une page de service, donc l'absence d'artefact y vaut pour ces pages, pas pour l'offre entière.
Une extraction par item a aussi été tentée : 128 items rendus sous des titres de section annonçant une prestation, chez 27 acteurs, dont aucun ne porte de quantité comptable. Ce corpus ne se compte pas et ne sert que de matière à citation. Yumens et NOIISE rédigent leur offre en paragraphes pleins et rendent zéro item sans être plus vagues pour autant. Un premier passage plus large avait rendu 1 895 « livrables » pour 47 acteurs, trombinoscopes et lignes de CV compris : ce chiffre mesurait la mise en page, il a été jeté.
La mesure promise, seul terrain d'unanimité
Sur un point, le marché parle d'une seule voix. 46 acteurs sur 47 nomment au moins un moteur suivi, 40 nomment au moins un indicateur, 43 annoncent une fréquence, et 38 nomment les trois à la fois. La médiane est de 7 moteurs cités par acteur.
Les moteurs, par fréquence de citation : ChatGPT (46), Gemini (42), Perplexity (41), Claude (33), AI Overviews (31), Bing (25), Copilot (25), AI Mode (16), Mistral ou Le Chat (10), SGE (9), Grok (6), DeepSeek (6), Meta AI (1). Les indicateurs : position ou classement (29), part de voix (25), mentions de marque (21), sentiment (16), sources citées (13), taux de citation (12), score de visibilité (11), trafic issu des IA (8). Les fréquences : quotidien (29), mensuel (24), temps réel (23), hebdomadaire (13), trimestriel (4).
Il faut lire ce consensus pour ce qu'il est. Promettre une mesure ne coûte presque rien : ces listes se copient d'une page à l'autre, et la promesse est identique chez l'agence à 700 € la journée et chez l'éditeur à 29 $ par mois. Ce qui coûte, c'est de livrer la donnée brute derrière : un export ou une API n'est mentionné que par 8 acteurs sur 47, alors que c'est la brique de base d'un tableau de bord SEO et GEO.
Le prix : 15 montants détectés, 7 prix réels
La règle automatique du relevé est simple : un montant avec devise dans le HTML servi vaut « prix publié ». Elle compte 15 acteurs sur 47, contre 6 qui écrivent explicitement « sur devis » et 26 qui ne disent ni l'un ni l'autre.
Sauf que le fichier conserve le contexte de chaque montant. En relisant les quinze acteurs un par un, le 2026-08-28, sept seulement sont le prix de la prestation vendue. Les huit autres sont un montant de levée de fonds, des budgets de cas clients, une liste déroulante de formulaire, une grille d'entreprise fictive dans une démonstration produit, le prix d'un site WordPress dans un article de blog, ou une paire de chaussures dans une publicité simulée.
| Acteur | Montant relevé | Ce que dit le contexte conservé | Prix de la prestation ? |
|---|---|---|---|
| SLASHR | 1 500 à 5 000 € · 1 200 €/mois · 600 à 700 €/jour | Grille publiée : « Audit GEO 1 500 à 5 000 € HT selon le périmètre », « Accompagnement mensuel à partir de 1 200 € HT / mois », « TJM 600 à 700 € HT / jour » | oui |
| Webloom | 2 000 € · 1 900 €/mois · 150 €/heure | Trois offres tarifées : « audits à partir de 2000€ / fixe », « à partir de 1900€ / mois », « office hours à partir de 150€ / heure » | oui |
| Paul Vengeons | 800 à 2 000 €/mois | Tableau d'offre : « Prix mensuel moyen 800 € à 2 000 € selon la complexité et les livrables » | oui |
| NoGood | 20 000 $/mois | Ticket d'entrée annoncé : « Our average retainer is above $20,000/month » | oui |
| Omniscient Digital | 10 000 $/mois | Ticket d'entrée annoncé : « Full-service engagements start at $10,000 a month » | oui |
| Otterly.AI | 29 $/mois | Première ligne de l'abonnement : « pricing starts at $29/month » | oui |
| Ahrefs | 199 à 699 $/mois, option prompts dès 50 $ | Grille du produit Brand Radar : « priced separately from $199/mo », « $699 /mo All platforms », « Custom Prompts start at $50/mo » | oui |
| Keyweo | 1 000 à 10 000 € | Liste déroulante d'un formulaire de contact : « Quel est votre budget marketing mensuel actuel ? Moins de 1000€ par mois, entre 1000 et 5000€ par mois... » | non |
| Consultant GEO Paris | 40 000 et 45 000 €/an | Budgets de deux cas clients, la page dit par ailleurs travailler sur devis : « KPIs : Maintien Top 3 [...] Budget : 40 000€ / an » | non |
| Kay Conseil | 300 à 650 €/jour | Tarif de marché cité dans un texte pédagogique : « Un consultant SEO freelance facture généralement entre 300€ et 650€ par jour » | non |
| SeoMix | 15 000 € | Prix d'un site WordPress, dans un article de blog : « Le prix d'un site WordPress peut aller de quelques centaines d'euros à plus de 15 000 € » | non |
| Single Grain | 6 000 à 220 000 $ | Valeurs de résultats affichées en études de cas : « 400+ AI citations $220,000 Estimated value » | non |
| Peec AI | 29 $ | Montant d'une levée de fonds : « We've raised $29m in capital from top-tier investors » | non |
| Scrunch AI | 299 et 2 400 $ | Grille d'une entreprise fictive, dans une démonstration du produit : « tyrellnexus.com [...] Professional $299 Enterprise $2,400 » | non |
| Writesonic | 260 et 350 $ | Un témoignage client et une publicité simulée : « Our largest was $350K+ ACV », « Nike Vaporfly 3 Race-day carbon plate · $260 » | non |
La règle automatique compte un prix dès qu'un montant avec devise apparaît dans le HTML servi : elle en trouve 15 sur 47 acteurs. Relecture à la main des 15 acteurs et de leurs contextes conservés dans le fichier, le 2026-08-28 : 7 sont le prix de la prestation vendue, 8 sont autre chose. Les contextes complets sont dans data/marche-geo-livrables.json, champ prix.montants.
Les deux comptes sont publiés parce que les deux sont défendables : 15 selon la définition du relevé, 7 selon une définition plus stricte, la mienne, contestable pièce en main. Retenez le second : 7 acteurs sur 47. Trois d'entre eux sont français, sur trente agences et indépendants français lus.
Et il n'y a pas de prix médian du marché. Les montants mélangent des audits ponctuels, des abonnements mensuels, des licences logicielles et des tickets d'entrée en dollars : ils ne se moyennent pas. La grille la plus complète du panel est celle de SLASHR, qui publie les trois à la fois : audit GEO de 1 500 à 5 000 € HT, accompagnement mensuel à partir de 1 200 € HT, et un taux journalier de 600 à 700 € HT.
Dernier avertissement, et il est important : 26 acteurs « indéterminés » ne sont pas 26 acteurs qui cachent leur prix. Le relevé ne lit que le HTML servi. Une grille tarifaire injectée en JavaScript est invisible d'un simple fetch, exactement comme elle l'est pour la plupart des robots des moteurs IA.
L'engagement : personne ne s'engage sur une durée
25 acteurs sur 47 laissent lire un format d'engagement, 22 non. Les formats relevés : abonnement mensuel (16), forfait ou pack (8), essai ou version d'entrée (5), sprint ou mission cadrée (3), régie en jours-homme (1), audit ponctuel (1).
Le chiffre qui compte est ailleurs. La détection de durée ne trouve que quatre mentions sur 47 pages, et les quatre disent l'inverse d'une durée. Stride-up écrit « Durée indéterminée, sans engagement ». Yann Dubuisson écrit « Prestation mensuelle et sans engagement sur la durée ». Les deux autres, Agence SEO GEO et Conversion Boosters, mettent « sans engagement » en argument de vente.
Une cinquième mention de durée apparaît en dehors de cette détection, dans le contexte d'un prix : Paul Vengeons publie « Temps moyen de prestation 3 à 6 mois ». C'est une moyenne observée, pas un engagement, et c'est le plus précis que le panel produise sur la question.
Autrement dit : sur 47 pages qui vendent une prestation de visibilité IA, une seule publie un ordre de grandeur de durée, et aucune ne s'y engage. Un client qui signe achète une mensualité sans horizon.
Ce qu'il faut exiger, dans cet ordre
- Le mot, et pourquoi celui-là. Demandez lequel des onze termes votre interlocuteur emploie, et ce qu'il recouvre chez lui. Si la réponse est « c'est pareil », vous avez la moyenne du marché : 2,98 termes par page.
- La liste des artefacts, nommés. Pas « audit », pas « accompagnement » : un fichier, un format, un objet qui arrive dans une boîte mail. La médiane du marché est de deux. En dessous de trois, vous achetez une catégorie d'activité.
- Ce qui sort au-delà de schema.org. 29 acteurs sur 47 citent les données structurées : c'est le plancher, pas le différenciateur. llms.txt, 8 sur 47. Un brief de contenu, 3. Un plan de redirection, 2.
- Les moteurs, nommés, avec leur fréquence de relevé. La médiane du panel est de sept moteurs cités. « Toutes les IA » ne veut rien dire et ne coûte rien à écrire.
- L'accès à la donnée brute. Export ou API : 8 acteurs sur 47 le mentionnent. Un tableau de bord sans export est un mur, pas un livrable.
- Le prix, écrit, avant le rendez-vous. Sept acteurs sur 47 le publient. Vous avez le droit de l'exiger, y compris d'un prestataire qui ne l'affiche pas.
- La durée, et ce qui se passe au bout. Aucun acteur du panel ne s'y engage. C'est donc la question qui discrimine le plus vite.
Ces sept points recoupent la grille que nous proposons pour choisir une agence SEO à l'ère de l'IA, mais ils ont un avantage : chacun s'adosse à un chiffre que vous pouvez vérifier vous-même sur les pages publiques du marché.
Ce que cette mesure ne dit pas
Elle porte sur ce que 47 acteurs écrivent sur une page de vente, pas sur ce qu'ils livrent. La qualité réelle des artefacts n'est pas mesurée, et un acteur en T1 peut très bien livrer mieux qu'un acteur en T3 bavard.
Le panel n'est pas non plus un échantillon aléatoire du marché : construit sur deux SERP françaises plus un ajout manuel, il surreprésente les acteurs qui se positionnent volontairement sur le mot GEO, et sous-représente ceux qui vendent la même chose sans jamais l'employer. Enfin, un acteur qui cite un terme pour l'écarter est compté comme l'employant, sauf pour les quatre termes rares relus à la main.
Où Vydera tombe dans son propre panel
vydera.com est dans les 47, mesuré par la même grille, et le résultat n'est pas flatteur partout.
Au crédit : barreau T3, six artefacts nommés sur les pages lues, dont llms.txt, les données structurées, un tableau de bord, un rapport et la fiche entité. Trois termes employés, sous la moyenne du panel. Et la promesse de mesure complète, moteur, indicateur et fréquence, comme 38 autres acteurs.
Au débit : aucun prix publié sur les pages lues, ce qui place Vydera dans les 40 acteurs sans prix lisible au sens strict retenu ici. Format d'engagement lisible, l'abonnement mensuel, mais aucune durée d'engagement, comme les 46 autres. Sur les deux exigences les plus dures de la liste ci-dessus, la sixième et la septième, Vydera fait comme le marché. C'est une dette, elle est écrite ici, et l'article sert autant de grille de lecture que de convocation. La page qui porte l'offre est notre agence GEO agentique.
Refaire la mesure
Rien dans ce relevé ne demande d'outil payant, à l'exception des deux SERP, facturées 0,0035 $ chacune. Le reste est un script qui télécharge une page d'accueil, y découvre les liens dont l'ancre annonce une offre, télécharge ces pages, et applique des expressions régulières à la zone de contenu. Trente lignes de vocabulaire à définir, une heure de relecture à la main pour les cas limites.
C'est la partie que personne ne saute : la relecture des contextes a divisé par deux le nombre de prix publiés. Un chiffre produit par une expression régulière et publié sans relecture est un chiffre faux qui a l'air juste.
Quel est le tarif d'un audit GEO ?
Sur 47 pages d'offre lues le 2026-08-28, 7 publient le prix de ce qu'elles vendent. Les repères français : un audit GEO de 1 500 à 5 000 € HT et un accompagnement mensuel à partir de 1 200 € HT chez SLASHR, un audit à partir de 2 000 € et 1 900 € par mois chez Webloom, 800 à 2 000 € par mois chez Paul Vengeons. Côté outils, l'abonnement démarre à 29 $ par mois. Il n'existe pas de prix médian du marché : ces montants mélangent des audits ponctuels, des abonnements et des licences logicielles, ils ne se moyennent pas.
Que doit livrer un consultant GEO, concrètement ?
Des artefacts nommés, pas des catégories d'activité. Sur le panel de 47 acteurs, les plus cités sont les données structurées (29), un tableau de bord (16), la fiche entité ou knowledge graph (12), puis llms.txt, un rapport, un export ou une API et le couple sitemap.xml plus robots.txt (8 chacun). La médiane est de 2 artefacts nommés par acteur : exigez-en plus, et exigez qu'ils figurent au devis.
GEO, AEO, LLMO, GSO : quelle différence ?
Aucune norme ne les sépare aujourd'hui. Le relevé compte 11 termes distincts sur 47 pages, 2,98 par page en moyenne, et 18 acteurs qui en emploient quatre ou plus. Un douzième sigle, AIO, désigne la discipline chez un acteur et le moteur AI Overviews chez deux autres. Le mot ne vous dit rien de la prestation : ce sont les artefacts et la mesure promise qui la décrivent.
Faut-il un engagement de durée avec un consultant GEO ?
Le marché n'en propose pas. Aucun des 47 acteurs ne s'engage sur une durée de mission, et les quatre mentions de durée relevées par la détection disent « sans engagement ». La mention la plus précise reste un « temps moyen de prestation 3 à 6 mois » chez un indépendant. Posez la question vous-même : c'est celle qui départage le plus vite deux propositions comparables.
Comment vérifier qu'une agence GEO mesure vraiment ce qu'elle promet ?
Demandez trois choses, parce que 38 acteurs sur 47 les annoncent et que peu les détaillent : la liste nominative des moteurs suivis (médiane du panel : 7), l'indicateur (position, part de voix, mentions, taux de citation) et la fréquence de relevé. Ajoutez-en une quatrième, qui n'est mentionnée que par 8 acteurs sur 47 : l'export brut ou l'accès API à la donnée.
Un consultant GEO fait-il autre chose qu'un consultant SEO ?
Sur ce que le marché écrit, la frontière est mince. Les artefacts les plus cités sont des artefacts SEO : données structurées (29 acteurs sur 47), sitemap.xml et robots.txt (8). Les artefacts propres aux moteurs génératifs restent rares, llms.txt à 8 sur 47. La différence réelle se joue sur la mesure : suivre des citations dans des réponses générées n'a pas d'équivalent en SEO classique.




